Rapport annuel 2025-2026
Rapport annuel
2025-2026

Mali

Au Mali, 2 620 personnes ont bénéficié directement de nos actions cette année.

Parmi elles, 500 femmes ont été soutenues pour prendre pleinement leur place comme leaders et actrices de changement dans leurs organisations et leurs communautés.

Alliance agricole internationale
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Dou Touloma

Alliance agricole internationale

Pour une cinquième année, le projet Dou Touloma a poursuivi son accompagnement auprès des agricultrices du Mali afin de renforcer leur pouvoir d’agir et leur place au sein de leurs familles, de leurs organisations et de leurs communautés.

Alors que le projet tire à sa fin, les activités de la dernière année visaient à consolider les acquis afin qu’ils continuent de porter leurs fruits bien après la fin de l’accompagnement.

 

Transformer les normes sociales

Cette année, 749 hommes ont participé à des ateliers sur la masculinité positive, le partage équitable des responsabilités, les violences basées sur le genre et l’estime de soi.

De leur côté, 473 femmes ont poursuivi leur parcours d’alphabétisation en développant des compétences utiles à leurs activités agricoles et sur l’égalité des genres.

Trois associations de femmes entrepreneures rurales ont également mené des campagnes de sensibilisation sur les droits économiques des agricultrices.

Renforcer la gouvernance inclusive

Dans la dernière année, l’analyse des résultats a démontré que la voix des femmes se fait davantage entendre au sein de leurs organisations.

On note que 97 % des femmes membres participent maintenant aux prises de décision, 91 % se disent satisfaites de leur pouvoir d’influence et 99 % d’entre elles utilisent les services offerts par leur coopérative.

Investir dans les communautés

Suivant l’attribution des fonds d’appui économique, plusieurs investissements soutenus par le projet sont en cours. Certaines initiatives de transformation agroalimentaire, des infrastructures de conservation des produits agricoles et des périmètres maraîchers sont même déjà en service et contribuent déjà à dynamiser l’économie locale.

De plus, 354 personnes relais ont été formées sur différents outils de gestion afin de poursuivre l’accompagnement des organisations après la fin du projet.

Dou Touloma se poursuit jusqu’en octobre 2026. D’ici là, une chose est certaine : les femmes participantes s’affirment de plus en plus comme des piliers du développement social et économique de leurs familles et de leurs communautés.

Le projet Dou Touloma est mis en œuvre par l’Alliance agricole internationale, formée de SOCODEVI, du CECI, d’UPA Développement international (UPA DI) et de Développement international Desjardins (DID). Il est rendu possible grâce au soutien financier du gouvernement du Canada, par l’entremise d’Affaires mondiales Canada.

Martin Caron
Président du conseil d’administration

L’importance des agricultrices pour la sécurité alimentaire et l'agriculture mondiale est inestimable. À témoin, ces dernières représentent environ 43 % de la main-d'œuvre agricole dans les pays en développement, mais produisent entre 60 et 80 % des denrées alimentaires dans de nombreuses régions.

Leur rôle dépasse la simple production : les agricultrices sont garantes de la nutrition familiale, de la gestion durable des ressources naturelles et de la préservation de la biodiversité.

Malgré leur contribution cruciale, les agricultrices font face à des inégalités persistantes. Elles ont moins accès que les hommes à la terre, au crédit, à la formation et aux technologies agricoles. Cet écart doit être comblé pour des raisons de justice sociale, mais aussi par nécessité économique et alimentaire. Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), donner aux agricultrices un accès égal aux ressources pourrait augmenter les rendements agricoles de 20 à 30 %, permettant de sortir 45 millions de personnes de la faim.

En 2026, Année internationale des agricultrices, il est plus que jamais crucial de reconnaître et de valoriser leur travail. Soutenir les agricultrices partout dans le monde, y compris au Québec, et mettre en lumière leur contribution, c'est bâtir un avenir plus durable.

Hugo Beauregard-Langelier
Directeur général

Refuser les reculs, se mobiliser pour avancer

Dans un autobus bondé, il n’est pas rare d’entendre le chauffeur crier aux passagers : « Avancez par en arrière! »

Cette expression illustre cruellement l’état du droit des femmes dans le monde : de trop nombreux reculs qui sont maquillés en avancées. Des droits sexuels et reproductifs aux féminicides, en passant par le harcèlement en ligne. De l’Afghanistan aux États-Unis. Les reculs sont partout et sur plusieurs fronts.

Face à ces reculs, le silence n’est pas une option; il équivaudrait à capituler devant l’injustice. La réponse doit être forte, mobilisatrice et continue. L’Année internationale des agricultrices, qui se déroule actuellement, s’inscrit pleinement dans cette réponse.

Alors que près de 90 % des 570 millions d’exploitations agricoles dans le monde appartiennent à des familles, au sein desquelles se trouvent des femmes, des mères et des filles, celles‑ci demeurent trop souvent invisibles : invisibles dans les prises de décision, invisibles dans la gestion et, surtout, invisibles dans l’accès aux revenus.

L’Année internationale des agricultrices est l’occasion de mettre en lumière les rôles essentiels que jouent ces femmes, de la production à la commercialisation. Jusqu’en décembre prochain, UPA Développement international contribuera à faire rayonner l’apport déterminant des agricultrices à la sécurité alimentaire, à la nutrition et au développement économique de leurs communautés.

Mais même après 2026, nous resterons aux côtés de ces agricultrices, comme nous l’avons été depuis plus de 30 ans. Car viser l’équité et la justice pour les femmes, c’est avancer par en avant.

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